Psychogénéalogie : que racontent nos albums de famille ?


Ils trônent dans la bibliothèque du salon ou prennent la poussière au grenier, mais ils existent encore. Malgré l’omniprésence du numérique, les albums de photos de famille n’ont pas disparu. Une chance pour celles et ceux qui s’intéressent à la psychogénéalogie. Ces objets sont en effet « des témoins et des passeurs de la mémoire familiale à travers les générations », souligne Christine Ulivucci, spécialiste en psychanalyse transgénérationnelle et auteure de Ces photos qui nous parlent (Pago). Plus encore: ils racontent une cierta historia familiar.

Una crónica del relato familiar

On peut conserver des photos en vrac dans une boîte ou les mettre en valeur dans des cadres. Más las fotos que están dentro de un álbum prennent un sens particulier car elles forment alors « un corpus d’images agencé de manière à donner a image de la famille, souligne Christine Ulivucci. C’est une mise en scène de la famille, les photos retenues sont jugées assez bonnes pour être conservées et transmises ».

« Assez bonnes », cela signifie qu’un tri a été effectué et que ciertas fotos en été écartées. Un album est donc une construction, et on peut dès lors s’interroger : quelle image de la famille véhicule-t-il ? Quelles sont les personnes souvent représentées ? Qui est ausente? Quels événements sont mis en avant ? Lesquels son tus ? Y at-il un fil narratif logique? « L’album photo est une chronique du récit familiarl que l’on compose, insiste la spécialiste. Il l’illustre. Lorsqu’une personne en est absente, ça veut vraiment dire quelque escogió. »

S’il est un récit en soi, l’album est aussi un support de partage pour transmettre le récit familiar. Lorsque des fathers ou des grands-parents en feuillettent un avec leurs enfants ou petits-enfants, les premiers parlent d’eux-mêmes et de leur histoire, aidant les second à s’intégrer dans la chaine de filiation. « Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré feuilleter les albums photos familiaux, raconte ainsi Béatrice. J’imagine que lookinger les photos me permettait de créer une histoire et de me situer dans celle-ci. Quand je découvrais des visages inconnus, je demandais systématiquement des explications, sans quoi je ne pouvais pas passer à la page siguiente. »

Se souvenir et transmettre des moment de vie

Quelle que soit la thématique de l’album de famille, tous ont en common de donner de la valeur à des moment de vie. Béatrice et son compagnon font « un álbum de fotos bisannuel qui retrace nos vacances, les moment entre amis, des moment anodins qui nous font rire, et les galères dont on rigole aujourd’hui ».

Mais le plus souvent, on consacre un album de famille à un événement particulier, comme un mariage ou une naissance. « C’est très fréquent de beginr un album de famille quand un enfant nait, note ainsi Christine Ulivucci. On peut aussi en créer un pour un anniversaire important, sur le mode de la rétrospective, ou après un décès, en souvenir de la personne disparue. La valeur mémorielle est alors très forte : il s’agit de faire un lien avec le vivant, avec ceux qui restent. »

« Certains écrivent des mémoires, moi je raconte en images, confie Sophie. Après le décès de mes parents, j’ai rassemblé des photos de toute leur vie, de leur naissance à l’arrivée de leurs petits-enfants. J’ai numérisé le tout et offert un album à chacun des petits-enfants, en mémoire de leurs grands-parents. » Pour Virginie, qui a perdu son père, les albums sont précieux puisqu’ils lui permettent « de revoir son image dans les moment heureux de mon enfance » et qu’ainsi, « son image ne s’efface pas ». Devenue mère, elle estime «important de les montrer à [ses] enfants pour qu’ils puissent ‘faire la connaissance’ de ceux qui nous ont quittés (abuelos-padres, arrière-abuelos-padres)».

Un support très intime

Lorsqu’on ouvre un vieil album de famille, on fait connaissance avec la personne qui l’a créé. Malgré les années qui nous séparent d’elle, un lien presque intime se noue tant cette dernière s’est racontée à travers lui. « Lorsqu’on l’élabore, on s’expose, asegura Christine Ulivucci. On choisit l’image que l’on veut montrer de soi, de son environnement, de sa famille, de son mode de vie… »

Notre personnalité s’exprime aussi, à travers la manière dont nous agençons tout ce que l’on veut faire rentrer dans les pages. Christiane adora las posibilidades ofrecidas por las creaciones de álbumes en línea: « On peut choisir son fond, la disposition des photos, mettre des commentaires pour en faire comme un roman imagé, rajouter des étoiles… Le tristounet album photo peut devenir un vrai livre, mis en scène! ». Ce n’est pas Nathalie qui la contredira, elle qui s’enthousiasme presque plus à les faire qu’à les considerer : « J’adore passer du temps à trier, faire des montages et des jolies composiciones. J’ajoute des anecdotes, des tickets de ciné… Je mets des photos de tout, même celle d’un joli palanca de soleil ou d’une tarte vraiment trop bonne qu’on a mangée un dimanche. Je ne les respecte pas si souvent que ça, mais j’aime savoir qu’ils sont là. »

Si Christiane y Nathalie son tan plutôt expansivas dans leurs pages, d’autres sont plus discrets: Christine Ulivucci se souvient d’unepatiente qui n’avait jamais mencionado son nom dans les notes et légendes qu’elle inscrivait sous les photos. « Il ya une part d’inconscient dans le travail de création d’un album photo, analyse-t-elle. Mais quand celui-ci est decrypté par, ou avec l’aide de quelqu’un qui a un looking extérieur, Certaines chooses vont émerger. » Travailler sur un album de famille ne necessite donc pas d’interroger ses proches, mais de questionner ce que l’on perçoit en le respectant.


Source: Psychologies : tous les nouveaux sujets by www.psychologies.com.

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